EN MARS 


DU JEUDI 15 AU VENDREDI 30 MARS

Festival Le réel en jeu #3 - Théâtre et luttes

 

EDITO

Pour cette troisième édition de notre nouvellement nommé temps fort Le réel en jeu (ex Théâtre et luttes), nous renouvelons notre envie d’aborder des thèmes de société et de créer des espaces de réflexion collective, de débat d’idées et de mobilisation. Bref, avec vous, un théâtre ouvert et politique est possible !

Cette fois, nous vous proposons une entrée à thèmes multiples : sur la difficulté d’être une femme jeune dans un vieux monde, d’être un super (anti)héros dans une société sans ascenseur social ni escalier de secours, d’être un adolescent souffre-douleur d’un "troupeau de bêtes féroces" de collégiens, ou encore, d’être un groupe qui a perdu sa boussole (ou qui décide quand il n’y a pas de chef ?)


© Carine Bouquillon
© Carine Bouquillon

Jeudi 15 mars à 20h

Théâtre, 14 ans et +

 

A CEUX QUI NOUS ONT OFFENSÉS

GRAND BOUCAN

 

Durée 1h20

Retirez vos places, mangez ou buvez un verre dès 19h30

 

 

Il était une fois dans la campagne normande un petit garçon qui lisait Astrapi, qui croyait naïvement que le Petit Jésus entendait ses prières et qui se préparait à entrer en sixième. Il était une fois une grand-mère douce et pieuse qui élevait seule le gentil petit garçon, et qui lisait des psaumes au coin du feu. Mais cette enfance insouciante n'est qu'une illusion, un prélude à la vraie vie, “la lente et patiente fabrication d'une proie pour le Collège de Buchy”. Trente ans plus tard, à la faveur d'un événement anodin (dont la révélation constitue l’impressionnant retournement final du récit) le petit garçon devenu adulte revit ses années de collège, passées sous les coups et les crachats, en un monologue glaçant d'humour noir. Adaptant pour la première fois à la scène le roman de Jérémie Lefebvre, la compagnie Grand Boucan nous cisèle un bijou de férocité délirante.

 

D’après Le Collège de Buchy de Jérémie Lefebvre (éditions Lunatique) mise en scène de Carine Bouquillon et Bruno Tuchszer Avec Bruno Tuchszer Création technique Marc Weugue

avec le soutien de la Région Hauts-de-France, du Département du Pas-de-Calais, de la MEL et de la Ville de Lille; résidences de création: Maison Folie de Lille-Moulins, Maison Folie de Lomme-Beaulieu, La Gare-Médiathèque de Méricourt, Théâtre Massenet, Espace Nelson Mandela-La Chapelle d’Armentières, L’Ecole Buissonnière-Montigny en Gohelle.


Vendredi 16 mars à 20h

Au Théâtre de la Verrière

Théâtre, 14 ans et +

 

AVEUGLES
LE JOLI COLLECTIF - VINCENT COLLET

 

Durée 1h

Retirez vos places, mangez ou buvez un verre dès 19h au Théâtre de la Verrière

28 rue Alphonse Mercier à Lille

 

 

Quatre individus arrivent sur scène. Ils font le récit de leurs expériences et du chemin parcouru pour en arriver là. Perdus, ils tentent de se mettre d’accord pour avancer. Comment articuler ensemble le besoin de décision et le désir d’égalité ?

Aveugles s'inspire autant du petit exposé de Yona Friedman « Comment vivre avec les autres sans être chef et sans être esclave ? » que de la pièce de Maeterlinck de 1890 où un groupe se perd en forêt et attend le retour de son guide. Une fable écrite au plateau où les acteurs·trices/personnages devront affronter leurs doutes et leurs propres fonctionnements pour avancer en groupe et organiser une démocratie embryonnaire.

 

Concept et mise en scène : Vincent Collet / Collaboration artistique: Pierre Déaux, Ecriture et jeu : Marie-Lis Cabrières, Vincent Collet, Fanny Fezans, Vincent Voisin Production et diffusion : Elisabeth Bouëtard

Production :  Le joli collectif Co-production : Au bout du plongeoir-Rennes, Les Fabriques laboratoire(s) artistique(s) – Nantes, Théâtre de Poche, scène de territoire pour le théâtre Bretagne romantique et Val d’Ille-Aubigné, Salle Guy Ropartz-Rennes Avec le soutien de: La Paillette – Théâtre, L’Aire Libre - CPPC


© Audrey Chapon
© Audrey Chapon

Vendredi 23 mars à 20h

Théâtre/danse/musique live

14 ans et +

 

SOEURS : IRINA (ONE), LAURA (TWO)

CIE LAZLO

 

Durée 1h20

Retirez vos places, mangez ou buvez un verre dès 19h30

 

Au départ la pièce Quatre Soeurs. Elles sont trois plus une. Trois sœurs au chevet de celle qui va mourir. Extraction de Irina et Laura. Irina (ONE) c'est la plus jeune des quatre. On allume le son en live. Elle se détache de la cellule familiale réclamant à corps et à cris  son solo manquant. Tourbillon organique, explosif et jubilatoire, additum vital et vibrant qui fait craquer le huis clos familial pour nous faire entendre la difficulté d’être une femme jeune dans un vieux monde.

Et puis,

Il y a l'autre, Laura (TWO) l'aînée. La plus grande, la plus vieille, celle qui n’a rien à voir avec Tchekhov, celle qui est née avant les trois sœurs. Elle est à part Laura, presque une petite mère pour les filles, sûr, une tête de turc et une démodée. Et pour Berthe, sa fille, elle est la femme à abattre. Pour exister Laura se range. Et se rehausse sur ses Louboutin.  Après avoir endossé le rôle ingrat d’aînée, elle épouse celui de mère. Dès le début de la grossesse, un ratage. Après son divorce, elle rebondit. Elle supprime le gluten de son alimentation, suit des cours de yoga, entame une psychanalyse avec le docteur Blandenois et, à défaut de Fillon, adopte le couple Macron pour éviter Mélenchon. La passion au sommet. Et puis Laura, c’est avant tout et surtout une aficionado.

 

Mise en scène : Audrey Chapon Texte : Géraldine Serbourdin Avec : Céline Dupuis, Séverine Ragaigne, Barbara Wastiaux Création musicale originale : Barbara Wastiaux Lumière : Richard Guyot.


©Chloé Colarossi
©Chloé Colarossi

Vendredi 30 mars à 20h

Théâtre, 14 ans et +

 

L’HÉROÏSME AU TEMPS DE LA GRIPPE AVIAIRE

CIE DES ILS ET DES ELLES

 

Durée 1h

Retirez vos places, mangez ou buvez un verre dès 19h30

 

 

Portrait d’un Spiderman un peu gauche revisité à la sauce belge : bien qu’il ait été piqué par une araignée mutante et qu’il fasse preuve de beaucoup de courage, notre super héros est confronté aux affres du chômage, de la misère sociale, d’une mère dépressive. Et son costume en lycra n’y changera rien. Connu pour son humour corrosif, Thomas Gunzig livre ici un texte partagé entre critique sociale, éclats de rire et vrais moments d’émotion. L’écriture est travaillée, les références sont calibrées, formant un tout sonnant incroyablement juste.

 

Un texte de Thomas Gunzig mis en scène par Stéphane Hervé, avec la collaboration d’Aude Sabin, Fabrice Gaillard et Béatrice Courtois. Avec Stéphane Hervé et Amélie Dumetz